Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/08/2018

Psaume 121 (1/3) Je lève mes yeux

1 Poème vers les montées. Je lève mes yeux vers les montagnes.

D'où viendra mon aide ?

2 Mon aide vient de YHWH, qui fait les cieux et la terre.

3 Il ne laisse pas chanceler ton pied ; il ne sommeille pas, ton gardien.

4 Oh non, il ne sommeille ni ne dort, le gardien d'Israël.

5 YHWH est ton gardien, YHWH est ton ombre à ta main droite.

6 Le jour, le soleil ne te frappe pas, ni la lune la nuit.

7 YHWH te garde de tout mal, il garde ton être.

8 YHWH te garde quand tu sors et quand tu entres, maintenant et en éternité.

 

Ce psaume est le deuxième de la série (120-134) dite montées (ou degrés). Série d'abord liturgique. Ces psaumes étaient chantés en procession sur les marches (degrés).

Montées réfère aussi à un type de sacrifice (en grec holocauste) où la victime était brûlée tout entière. Elle montait donc intégralement vers le dieu sous forme de fumée.

Si bien que ni les prêtres ni les participants n'en recevaient de part, comme dans d'autres sacrifices, qui tout autant que de supposés actes de piété envers le dieu, étaient une substantielle source de revenu pour le clergé.

 

Le mouvement de bas en haut est en tous cas un invariant anthropologique. Qui n'aspire à s'élever de toutes les façons possibles et à tous les sens du terme ?

Concrètement, on a tendance à se sentir mieux sur une hauteur, on y respire plus large, du fait peut être que le regard porte plus loin.

D'ailleurs, le psaume commence ainsi : je lève mes yeux vers les montagnes. Si quelque chose monte d'abord, dans ces montées, c'est le regard du poète.

Du bas vers le haut, on aspire aussi à l'ascension sociale, à s'élever pour être plutôt celui qui commande que celui qui obéit. Quitte d'ailleurs à en écraser quelques uns au passage.

En haut de l'échelle sociale, je ne sais pas si on voit mieux, mais on est mieux vu, on est distingué (dirait Bourdieu).

Au plan éthique il est parfois question de tendances dites basses. Et du coup on conçoit le bien comme domination d'un haut sur un bas, et dans la foulée un divin Très-Haut.

Un dieu là-haut dans son ciel avec vue panoramique et imprenable sur tout, bref un omniscient.

Bien au-dessus du plus haut de l'échelle sociale, le chef des chefs, le maître absolu, bref un omnipotent.

Bien plus sublime que l'humain le plus éthique, pur de pur, bref l'omni-discriminant entre bien et mal.

En est-il ainsi dans ce psaume ?

 

 

08:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)