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22/02/2017

Plan T

 

« L'habit ne fait pas le moine. »

 

Suivez mon regard.

Un mec capable d'incarner simultanément Harpagon et Tartuffe. Avec la même vérité. Si j'ose dire.

Il n'est certes pas le seul dans son domaine, la politique. (Un joli domaine ma foi avec ses fiefs, ses chasses gardées). Ils y sont quantité d'hommes (et femmes suivez mon regard) à jurer une main sur la robe de bure et l'autre dans le pot de confiture que le sens du bien commun est leur double discours.

Euh pardon je voulais dire leur seconde nature, leur seconde peau : ils le portent jour et nuit comme un cilice sous leur coule de moines.

Mais soyons justes. Des HT il y en a aussi de moins haut vol. Dans la France d'en bas, d'au milieu. Qui font aussi dans l'optimisation fiscale, le travail au noir, le passe-droit tordu.

Des HT gagne-petit pas trop regardant sur les gros, et ainsi à même de constituer leur socle électoral (comme disent les sondeurs). Mais Dieu me déboulonne, qu'est-ce qu'un socle ? Un machin qui supporte le poids d'un truc qui se hausse grâce à lui.

Car en vérité je vous le dis, frères et sœurs d'élection, la servitude volontaire, avant d'être une faute éthique, est juste une connerie, l'oubli de son conatus, le mépris stupide de ses intérêts.

C'est pourquoi, faisant l'impasse sur l'éthique dont tout le monde se fout, je ne parlerai qu'intérêt.

Prenons (oups ! façon de parler hein) les deux malhonnêtes sus-allusionnés.

Vous réalisez combien leurs programmes nous appauvriraient ? Avec l'un on se serrerait tout de suite la ceinture, avec l'autre guère après, le temps d'être mis sous tutelle du FMI et d'une quelconque troïka, après explosion des taux d'intérêts suite à la sortie de l'Europe et/ou de l'euro.

L'intention (confessée ou non) de voter pour eux indiquerait-elle, Dieu me nargue, une explosion des vocations d'ascètes ? Y a tant de gens prêts à serrer encore de plusieurs crans leur ceinture râpée sur leur bure élimée ?

 

Et de l'autre côté ? Ma foi, ça tartuffe gentiment aussi.

Y a un vaticineur qui prêche l'Insoumission (sauf envers lui-même faut pas déc). Y a des frondeurs : vous vous souvenez, ces gens qui n'ont pas eu le courage de faire tomber un gouvernement qu'ils trouvaient pourtant si abominable.

(Ben oui quoi : z'allaient pas risquer de perdre leurs sièges. Frondeurs oui, mais en gardant leurs cailloux de petits poucets).

Bref des gens auto-labellisés Pure Gauche Vierge, et qui nous abandonnent à la tonte annoncée. Des gens soucieux de la France d'en bas, et qui n'ont aucun état d'âme à nous planter, chacun comptant sur nous comme socle électoral pour son leadership à gauche.

La gauche, ça ? Alors moi je suis le Pape.

 

 

09:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2017

Jusqu'ici tout va bien

 

« Le mieux est l'ennemi du bien. »

 

C'est possible. Mais est-il le pire ?

En fait d'ennemis, le bien n'en compte-t-il pas de bien pires que le mieux ?

Exemple : ami du bien, l'à peu près ?

La résignation ? La paresse ? La politique de l'autruche ?

Oui cette phrase m'a tout l'air d'un alibi.

 

Mais je ne veux pas être injuste. Elle peut être une alerte provoquant une prise de conscience et une méfiance justifiée des excès.

Elle peut être un mot de passe pour accéder au site de la BAH (Brigade Anti Hybris, que l'on confond souvent à tort avec la BOF – Ben On s'en Fout).

Le mieux est l'ennemi du bien s'apparente ainsi à une sorte de principe de précaution. Il est prudent de ne pas vouloir aller trop loin dans la voie du bien sans garde-fous.

Car s'il est une chose dont l'humanité ignore les effets à long terme, c'est le bien. L'expérience n'a jamais été tentée. A ma connaissance du moins.

 

Maintenant, si l'on admet que le mieux est l'ennemi du bien, doit-on en déduire que le pire est l'ami du mal ?

Faut voir que le pire n'est jamais sûr. Il y a donc dans le domaine du pire une faille potentielle dans nos certitudes, dont on peut trouver l'image dans, je sais pas moi, la fissure d'un réacteur nucléaire. Par exemple.

Mais alors (restons dans le domaine de la rationalité logique puisque nous y sommes avec l'exemple du nucléaire), dans la mesure où il n'est pas sûr, le pire ne peut-il réduire le mal, et par conséquent se rapprocher du bien ? Non ? Juste un petit peu ?

 

Décidément tout ceci mériterait une discussion serrée débouchant sur un large débat.

Avec le risque de nous entraîner dans des spéculations hasardeuses.

Décidément j'ai du mal à trancher.

Tout bien pesé va savoir si le principe de précaution ne consisterait pas à s'abstenir de réfléchir.

 

Parce que vous savez ce qu'on dit : le mieux est l'ennemi du bien.

 

 

 

 

09:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2017

Coq à l'âne

 

« À bon chat bon rat »

 

Voilà un proverbe qui clairement ne veut rien dire. Ou alors s'il le veut, il le cache bien.

Mon dico prétend qu'il « se dit quand celui qui attaque trouve un adversaire capable de résister ». Je veux bien.

 

Mais remarquons cependant :

1) le proverbe n'est valable que pour les chats. Un rat par exemple aurait dit « à bon rat bon chat ».

2) je ne vois pas ce qu'une attaque implique de « bon »

3) pour une résistance OK

4) je crains que tout ceci ne nous amène aux débats piégés sur guerre juste, riposte proportionnée etc. etc. Brisons donc là.

 

À bon chat bon rat. À bon rat bon fromage. À bon fromage bon corbeau. À bon corbeau bon renard. À bon renard bonne poule. À bonne poule bon ver.

À bon vers bon poète. À bon poète Baudelaire. À Baudelaire bon chat ...

Euh … On tourne en rond.

 

Essayons autrement.

À bon chat bon rat = à bon loup bon agneau = à bon capitaliste bon prolétaire.

Ah mais non ça ne marche pas, car le capitaliste est le rat, pas le chat. Décidément, CQFD : ce proverbe dit n'importe quoi.

 

Autre problème : le chat n'est pas un signe du zodiaque chinois, alors que le rat, si.

Personnellement, je suis Cheval. Moi qui déteste les westerns !

C'est dire le crédit qu'on peut accorder à ces histoires d'astrologie.

Vous me direz côté ciné on peut plutôt penser à Scarlett O'Hara ou encore à Amélie Poulain.

 

Montaigne aussi était Cheval. Ça ne pouvait pas mieux tomber. Être à cheval était son « assiette » préférée, dit-il.

(Sans compter que ça nous fait un point commun lui et moi – toutes choses égales par ailleurs).

Et Spinoza ? Un mordu d'éthique comme lui : on peut penser qu'il était Chien.

(Sans collier, donc).

 

Pour Schopenhauer, aucun doute : Porc-Épic.

 ... Hegel ? ...

Bourrin, non ?

 

 

09:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)