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28/03/2019

Quand ça veut pas ...

Je ne cherche pas je trouve (Picasso).

J'ai beau chercher je ne trouve rien. Bon alors essayons : Depuis que je me suis fatigué de chercher, j'ai appris à trouver (Nietzsche. Tu avais trouvé, lecteur, je suppose). C'est donc que je ne serais pas encore assez fatiguée ?

Oui mais alors mon choix de la facilité, j'en fais quoi ?

 

Il n'y a pas de problèmes pratiques, il n'y a que des solutions esthétiques (Stanislavski).

Pour qui sèche lamentablement devant le plus simple problème pratique, elle n'est pas triviale, la solution esthétique. Genre le robinet qui fuit : cuvette, entortillage de chiffons ? N'est pas Duchamp qui veut.

 

On n'entend que les questions auxquelles on est en mesure de trouver une réponse (Nietzsche).

C'est pas souvent, mais Nietzsche se goure.

Quoique je sois incapable de trouver une réponse à quoi que ce soit (vraie et concrète je veux dire, bien sûr je sais yakafaukoniser comme tout le monde), j'entends toutes les questions comme si elles m'étaient personnellement adressées, je les prends en plein cœur et en pleine tête.

 

Là où nous sommes, il n'y a pas de crainte urgente (Char).

Je vais demander l'asile à l'endroit dont il parle. Parce que là où je suis, je suis empoignée par un sentiment d'urgence devant la première crainte qui se pointe.

 

Qu'avons-nous en commun avec le bouton de rose qui tremble parce qu'une goutte de rosée lui pèse sur le corps ? (Nietzsche)

La susceptibilité au froissage ? (froissement?)

 

Je vous le dis : il faut encore porter du chaos en soi pour pouvoir donner naissance à une étoile qui danse (Nietzsche).

Côté chaos OK on fait ce qu'on peut. Mais pour les étoiles ? Moins clair.

 

La philosophie hindoue poursuit la délivrance ; la grecque, à l'exception de Pyrrhon, d'Épicure et de quelques inclassables, est décevante : elle ne cherche que la … vérité (Cioran).

Ce qui console c'est qu'elle ne l'a pas trouvée. Et, encore plus consolant, Cioran non plus.

 

L'idéal serait de pouvoir se répéter comme … Bach (Cioran).

Oui. Mais voilà.

 

08:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2019

Paroles vives

Dans son Encyclopédie capricieuse du tout et du rien (cf Choisir la facilité), Charles Dantzig, s'appuyant dit-il sur la phrase de Patrick Kavanagh « Le moi n'est intéressant que comme illustration », produit son autoportrait à partir de citations. Voilà une satisfaction habile de narcissisme, par le biais d'une feinte distance. Mais je ne vais pas lui jeter la pierre, gare à l'effet boomerang.

Et après tout, n'excluons pas que cela puisse procéder d'un mouvement d'humilité, préférer donner à lire des mots de génie plutôt qu'étaler son insignifiance personnelle (c'est pour moi que je parle Charles) (pour l'humilité ou pour l'insignifiance tu dis ?)

(Eh oui l'ambiguïté du langage, hein ...)

Bref, voici "mes" phrases. En guise de petit jeu (facile) (ça reposera du bouchon), je donne séparément la liste des phrases et celle des auteurs (mais juste les prénoms) (j'ai dit facile pas enfantin). Au lecteur de rendre à chaque César ce qui lui appartient.

 

Que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d'elle, comme de mon jardin imparfait.

Sans plus choisir entre oublier et bien apprendre.

Dans ce tiroir traînent de vieux papiers, que j'aurais jetés depuis longtemps si j'avais une corbeille à papiers.

Je te porte dans moi comme un oiseau blessé et ceux-là sans savoir nous regardent passer.

Ce n'est pas ta destinée d'être un chasse-mouches.

Depuis que je me suis fatigué de chercher j'ai appris à trouver.

Par réalité et par perfection j'entends la même chose.

Je me suis gardé léger pour que la barque enfonce moins.

J'ai embrassé l'aube d'été.

 

A attribuer à : Louis Michel Franz René Baruch Philippe Friedrich Arthur

(ça manque scandaleusement de femmes, non?)

 

 

 

09:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2019

Poser un lapin

Me rappelle les moments hilarants du spectacle Tsoin tsoin de Muriel Robin, où, au meilleur de son sens de l'absurde et de sa maîtrise du genre clownesque, elle illustre cette expression, ainsi que d'autres tout aussi croquignolesques.

J'en propose pour ma part quelques autres encore.

 

Avoir une araignée au plafond.

Si en plus on a le vertige, surtout ne pas chercher à l'atteindre, sous peine de se retrouver coincé sur l'échelle. Et avec un poil dans la main si l'araignée est du genre velu.

 

Ménager la chèvre et le chou ? Prendre le taureau par les cornes ?

Une alternative devant laquelle plus d'un aura donné sa langue au chat.

 

Planquer la merde au chat.

Mais à considérer l'état des trottoirs, faut croire que la merde au chien, elle, est faite pour être complaisamment étalée.

 

Faire un travail de fourmi.

Le travail de fourmi s'oppose au travail de Titan. Plus que force (ni que rage) il nécessite endurance et patience, acceptation de la répétition, courage du recommencement.

Bref, Sisyphe aurait fait une bonne fourmi.

 

Écrire en pattes de mouche.

Fréquent dans les marges d'un formulaire en cas de doute sur la case à cocher.

 

Payer en monnaie de singe.

Monnaie universelle, la plus cotée dans le monde mondialisé régi par la loi de la jungle.

 

Sauter du coq à l'âne.

Un des grands plaisirs de la conversation.

Un moyen sûr au service d'une véritable pensée. On évitera ainsi de s'arc-bouter sur son opinion en montant sur ses ergots ou ses grands chevaux.

Et puis, juché sur l'âne, on suivra son petit bonhomme de chemin.

En laissant dire sans s'émouvoir ceux qui crient haro sur le baudet.

 

 

 

 

 

08:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)