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28/10/2018

La crise

MARASME

2) COUR. Situation stagnante et mauvaise. « Marasme politique » (Mirabeau)

«Le marasme des affaires. Marasme économique » voir crise.

 

Robert était à son affaire, disions-nous, avec le marasme version spleen et désespoir romantique, nous le sommes ô combien pour notre part (de marché) avec cette définition, la COUR.

COUR signifie courant (n'y voir donc, malgré la référence à Mirabeau, nulle allusion à l'Ancien Régime et à l'entourage de Loulou 16).

Définition courante sans conteste car sans me vanter je ne connaissais ni la précédente ni la suivante, qui pourtant est la meilleure. Pour la découvrir, ne manquez pas ma prochaine intervention dans ce blog …

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a, Blanche ?

- Tu vas la laisser, la dernière phrase ?

- Pourquoi, elle te gêne ?

- C'est à dire l'autopromotion, j'ai toujours du mal ...

- Faut ce qu'il faut, ma vieille Blanche. Vu l'exacerbation de la concurrence sur le marché du temps de cerveau disponible, et son incidence en termes de marasme dans le domaine des industries culturelles, il convient de booster notre communication et de doper notre plan marketing si on veut pas dévisser sur la courbe du lectorat …

- C'est bon si c'est pour entendre ça, moi je me barre.

- Vas-y barre-toi, de toutes façons t'es qu'une rature, euh une ratée ...

 

Euh bref. Qu'est-ce qu'on disait ?

En fait courant ça marche avec Mirabeau style sous le pont Mirabeau coule la Seine. En revanche marasme au sens de situation stagnante s'oppose de toute évidence à courant (quoique ça dépend, dans un parti politique c'est pas forcément incompatible).

Finalement cette définition se révèle plus compliquée que prévu.

Mais ne tombons pas pour autant dans le marasme et la désabusation … (comment ? ah désabusement ? si tu veux Robert c'est toi le dico)

(qu'est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui ?)

Il est vrai que jusqu'ici nous avons connu quelques perturbations avec cette définition, entre les affres de la maladie et celles de la crise économique (et encore on n'a pas parlé de l'état des centrales nucléaires).

Mais je vous le promets, le n°3 va nous sortir de la crise. Ne manquez donc pas ...

 

11:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2018

Barbares

MARASME. 1538 grec marasmos.

1) Forme très grave de dénutrition, spécialement chez l'enfant, avec maigreur extrême, atrophie musculaire, apathie.

Voir athrepsie, cachexie « Kwashiorkor avec marasme ».

 

Kwashiorkor, non mais franchement ! Robert est au courant que tous ses lecteurs n'ont pas fait médecine ? Il faut plutôt voir ici le symptôme de son complexe du littéraire face au scientifique.

Du coup il fait genre : « tu dis qu'il a un Kwashiorkor, oh le pauvre vieux. Et en plus la forme avec marasme ! Je lisais pas plus tard qu'hier dans The lancet une étude hyper-alarmante sur le pronostic à six mois. (En outre je me permets de rappeler que je connais le prénom d'Alzheimer). »

 

Mais soit, c'est cohérent : pour faire entendre la barbarie de la chose, Robert nous bombarde de mots barbares. Quoique. La plupart des termes médicaux ne sauraient être barbares par définition, étant issus du grec.

Pour les Grecs les Barbares c'étaient les non-grecs. Ils les voyaient tous comme des mal dégrossis malpolis, qui au lieu de parler homérique et platonicien comme les gens normaux, borborygmaient un idiome aussi malsonnant qu'incompréhensible

(pour dire des choses désagréables en plus).

Nous parlons naturellement des Grecs anciens. Nos contemporains grecs ont su faire preuve d'une certaine ouverture à l'étranger. Et tout le monde peut pas en dire autant, en Europe ou ailleurs. Mais je dis ça je dis rien.

 

Début XIX° VIEILLI. Accablement, apathie profonde. « Granville tomba dans le plus affreux marasme. La vie lui fut odieuse. » (Balzac)

Ah voilà ! Là au moins Robert est en terrain de connaissance : romantisme et bovarysme, crinolines et camélias, tout ça tout ça.

Et côté termes médicaux y a pas échographie : spleen ou langueur ça vous a une gueule autrement poétique, autrement fleur de rhétorique que kwashiorkor.

 

 

 

 

 

 

 

15:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

21/10/2018

Myrteux

- Myrteux tu dis Ariane ? Non, j'ai pas ça en magasin. J'ai beau chercher ...

 

- Continue, Robert, allez va chercher ! T'as qu'à demander à tes rédacteurs « z'avez pas vu myrteux ? »

 

- Et ça voudrait dire quoi, myrteux ? Terme de BOT? Ou un truc très très LOC, ou alors VIEILLI ?

 

- Dis-moi, Robert, abracadabrantesque, tu l'as en magasin ?

 

- Non, enfin oui, si on veut. À la fin d'abracadabrant, ante je signale en REM Rimbaud emploie abracadabrantesque, mais je vois pas le rap ...

 

- « Je signale en REM » : non mais je rêve ! Môssieur Robert n'a pas daigné donner une entrée rien qu'à lui à un génial néologisme rimbaldien ? Qu'est-ce que tu peux être coincé, mon pauvre vieux, petit joueur avec les mots !

 

- Eh dis donc, Ariane, tu me causes autrement ! Qui c'est le dico hein ?

 

- Être dico ne te donne pas tous les droits, en particulier ne t'autorise pas l'injustice.

 

- Injuste, moi ! Envers Rimbaud ?

 

- Non, enfin oui aussi, mais injuste surtout envers un autre immense poète au néologisme de qui tu n'as pas jugé bon de faire écho, fût-ce en REM.

 

- Celui qui dit myrteux ? Ben je vois pas … Vas-y Ariane, balance !

 

- Quand vous serez bien vieille au soir à la chandelle … tu y es, là ?

 

-OK got it : Ronsard Sonnets pour Hélène. Y a du myrteux là-dedans?

 

Je serai sous la terre et fantôme sans os

Par les ombres MYRTEUX je prendrai mon repos

Vous serez au foyer une vieille accroupie

Regrettant mon amour et votre fier dédain

Vivez si m'en croyez n'attendez à demain

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

 

Ça valait pas une petite entrée chez Robert, ça ? Que dis-je une entrée, un portique, un arc de triomphe, pour l'immortel Ronsard sous sa couronne de myrte …

09:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)