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01/08/2020

(6/12) Episode emergency

Résumé : le premier volet de notre triptyque lexical nous a fait rencontrer ce virus. Le deuxième volet nous a mis au fait dudela covid 19. Que va nous révéler le troisième volet de cette passionnante série ?

 

Nommons maintenant les événements auxquels le virus donne lieu.

Cela commence par l'épidémie. Qu'est-ce qu'une épidémie au fond ? Un jeu de furet (ou pangolin ? oui si vous voulez), il est passé par ici, il repassera par là, qui l'a.

Il va il vient, de l'épidémie (il rôde dans les alentours, à nos confins) à la pandémie (il s'aventure partout sur notre bonne vieille terre), puis de la pandémie à l'endémie prévisible (il va taper l'incruste pour longtemps), sur le modèle de l'épidémie de grippe de 1916-18 reconvertie depuis en grippe dite saisonnière.

 

L'épidémie a provoqué ladite crise sanitaire.

Soignants au bord de la crise de nerfs dans les hôpitaux débordés par l'afflux, aux urgences, de cas vraiment urgents (bon côté des choses on a arrêté d'aller aux urgences pour ne pas avancer le prix de la consultation, ou parce qu'on a vu de la lumière).

Poussée de fièvre sur un organisme hospitalier déjà bien affaibli depuis longtemps pour cause de gestion absurdement comptable, assortie d'une hypertrophie d'organismes d'encadrement administratif, parasitant le système au détriment des soignants et patients, coûtant cher pour une utilité réduite (à l'exact inverse donc des soignants).

Cette pathologie de pléthore administrative atteint d'ailleurs de même l'éducation nationale, au détriment de la présence d'enseignants et encadrants sur le terrain

(et sans doute c'est pareil dans d'autres corps de fonctionnaires - je parle des deux que je connais de près)

(bon, ça, c'est fait).

Réformateurs intelligents (j'espère que ça peut ne pas être un oxymore), au boulot !

 

L'autre crise, la crise économique induite, elle est devant nous. Ça fait peur, alors en bonne phobique, j'évite le sujet (de toutes façons je n'y connais pas grand chose).

 

En fait à la place de crise je dirais bien épisode. Un épisode d'un feuilleton, d'une série comme on dit aujourd'hui. Or si l'on sait une chose, c'est que la série « Épidémie(s) » n'est pas finie.

Et puis épisode est un mot de la tragédie grecque. Partie du drame entre deux entrées dit Robert. Moment donc où l'effectif reste constant en scène (comme dans le plateau d'une épidémie).

Pour moi j'entends épisode sur le mode : quelque chose qui arrive, comme tant de choses arrivent, sont au centre un temps, puis passent. Et arrive l'épisode suivant. C'est comme ça, voilà tout.

Style Qohèlet l'ecclésiaste : « un temps avec virus, un temps sans virus, il y a un temps pour tout ». Et vanitas vanitatum.

Soit dit sans casser l'ambiance.

 

08:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)