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23/12/2017

Soft Wilde

Ce sont les gens imparfaits, et non les parfaits, qui ont besoin d'amour.

Oscar Wilde (Un mari idéal)

 

Arrêtez-moi si je dis une connerie, mais il me semble que tout le monde (et n'importe qui) a besoin d'amour.

Moi par exemple au hasard, qui sans me vanter suis absolument parfaite, eh bien Dieu me câline, j'ai autant besoin d'amour que des carrément imparfaits comme …

(Ben non je vais pas balancer, étant parfaite je suis pas médisante) (Mais j'en pense pas moins, étant parfaite je suis lucide).

Et surtout étant parfaite, je sais bien que parfait, imparfait, ça ne veut rien dire (à mon humble avis Oscar le savait aussi). Par réalité et perfection j'entends la même chose, comme dit Spinoza (arrêtez-moi si je radote).

En revanche on peut toujours poser la question : c'est quoi l'amour ?

On peut dire bien des choses en somme. Pour moi au point où j'en suis tout bien pesé je dirais qu'il est consolateur.

Au sens premier : consoler quelqu'un c'est lui être présent, ne pas le laisser seul (même si l'on ne peut rien pour l'aider). Ainsi être aimé rassure. Et par là incite à la confiance, à l'ouverture, à la tolérance.

Bref l'amour conforte dans un narcissisme positif, défend contre le ressentiment. Conséquence : l'amour rend optimiste, le manque d'amour pessimiste.

D'où le cercle vertueux : l'optimiste aura tendance à transmettre l'amour qui l'a fait optimiste. Il pensera qu'aimer les gens peut les faire progresser vers le bien. Peut être est-ce le sens de la phrase de Wilde.

Inversement le pessimiste soutiendra que trop aimer les gens aboutit à les gâter comme on dit. Et alors même s'ils sont pas trop mal au départ ils risquent d'empirer.

Au point où j'en suis tout bien pesé, je pense qu'aimer est moins risqué pour soi et moins dangereux pour autrui que ne pas aimer. Mais ça n'engage que moi, vous pouvez m'arrêter si je dis une connerie.

Pour finir vous aurez noté que j'ai fait l'impasse sur la fameuse distinction Eros Philia Agapê (en gros : passion sensuelle, amitié tendre, don absolu).

Au point où j'en suis tout bien pesé je doute de sa pertinence. En tous cas si différence il y a, ce n'est pas sur un mode statique et exclusif.

On pourrait dire (tiens oui je vais dire ça) que tout amour est une synthèse dynamique et continuelle de ces trois-là.

 

 

 

10:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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