Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/04/2018

Game is over

« Acta est fabula »

 

L'empereur auprès de qui Mécène faisait du lobbying pour Virgile s'appelait Caïus Julius Octavianus Augustus de son petit nom. CJOA si vous voulez.

Quoique. On risquerait de confondre avec le sigle de l'association Contre JO Arnaque (association à laquelle je vous incite à adhérer en masse, Parisiens, Franciliens, Français) (ah vous serez trop contents payer des impôts pour engraisser les sponsors d'athlètes dopés ? OK j'ai rien dit).

Bon pour notre CJOA du coup je vais dire juste Octave comme tout le monde. Ou Auguste comme d'autres tout le monde. Il fut le premier empereur de Rome.

En fait pour faire moins genre coup d'état dictature tout ça au début ils ont dit princeps senatus = premier personnage du Sénat.

Comme on en a un chez nous oui si vous voulez.

Sauf qu'Octave sur les statues a plutôt le look d'un Bogosse que d'un vieux tout bouffi de s'être gavé toute une vie de sa rente élective.

(Ce qui ne signifie pas qu'Octave ne se soit pas gavé pour sa part j'en conviens) (mais n'étant pas citoyenne romantiquaine, je me contente de m'indigner in situ sur la vie politique présente de mon pays) (y a déjà suffisamment à faire) (chacun suam merdam après totum).

À propos de Bogosse, Octave était conscient qu'exercer le pouvoir était aussi le mettre en scène. D'où la storytelling Énéide.

D'où aussi la phrase dont j'allais vous causer quand vous m'avez interrompue avec votre militantisme anti-JO primaire.

Et autre contestation de prétendus serviteurs désintéressés de la démocratie, style Tartufe n'est pas mort.

À propos, Acta est fabula signifie la pièce est jouée. Rideau, en quelque sorte. Auguste l'aurait dit sur son lit de mort. J'ai fait le maximum pour tenir mon rôle, maintenant je quitte la scène. (Mais il n'est pas interdit de me rendre un hommage posthume à la prochaine cérémonie des Césars) (à bon entendeur ave).

Je dis pas c'est une dernière phrase qui se défend, ça vous a un petit air de distanciation brechtienne.

Mais pour ma part, et pour rester dans le contexte théâtral, j'avoue que sans vergogne j'aurais plutôt lancé : bis !

On sait jamais ...

 

 

 

 

08:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Écrire un commentaire