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13/04/2016

Ubuesque ?

Y a des jours j'ai des doutes. Des éclairs de lucidité. Et je me dis que sans que ce soit proprement ubuesque, ni même dantesque ou kafkaïen, tenter de rendre compte de ma plongée au milieu de Spinoza (cf ABS), et qui plus est à travers un blog, relève pour le moins disons du « compliqué ».

Compliqué. C'est toujours étonnant : un mot qui devient d'un seul coup, comment pourquoi va savoir, incontournable pour le temps d'une séquence. D'abord dans les médias « Le président entame une séquence compliquée » puis se répandant « Une baguette bien cuite ? Ah ça va être compliqué ».

On a l'impression de voir prendre comment dire, un amalgame.

Mais en l'occurrence c'est le mot. Spinoza c'est quand même un peu compliqué, et par voie de conséquence sa lecture n'est pas des plus simples.

Quant à donner écho de cette lecture, on est déjà dans le compliqué de troisième main, ce qui équivaut à un compliqué puissance 3.

 

Bref donc, le doute qui me saisit certains jours, aujourd'hui par exemple, peut se formuler ainsi : Est-ce que par hasard je ne cherche pas inconsciemment à perdre des lecteurs ?

- Ach …

- Ah non c'est pas le moment.

- Ja ja OK Ich dis « ach » Ich dis nichts.

Je disais donc déjà écrire sur Spinoza c'est limite pour être retwitté, liké, partagé. Mais alors le truc abscons de la dernière fois, l'amour intellectuel de Dieu, intellectuel n'est pas ce qu'on entend par là d'habitude, ni Dieu ce qu'on croit ...

 

Oui mais voilà. Imaginons que j'aie fait l'impasse sur tout ce compliqué. J'avoue que ça m'a tentée : entre Melle VE et DSN côté accessibilité conceptuelle y a pas photo.

Seulement dans ce cas, j'aurais commis une double faute : faute intellectuelle en simplifiant abusivement toutes les complexités et subtilités, trahissant ainsi la manière de Spinoza.

Faute éthique ensuite, dans ce qui aurait été un mensonge par omission frisant la manipulation. (Cela dit si vous avez lu jusqu'ici vous savez qu'une faute intellectuelle est déjà une faute éthique).

Manquer d'éthique à propos d'Éthique : un comble non ? Ce serait comme, je sais pas, manquer de sens du bien commun en politique. Autant dire inimaginable.

 

Bref si je vous inflige tout ceci, ô lecteurs éprouvés, c'est qu'envers le grand Spinoza, je ne veux pas faire preuve d'inélégance et de désinvolture. Y a pas écrit Melle Vanden Ende.

- Non mais ça commence à bien faire, là ! Tu sais ce qu'elle te dit Melle Vanden Ende ?

 

 

09:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Pas de problème, je suis attaché avec un harnais et un mousqueton.

Écrit par : clodoweg | 14/04/2016

Bon, on va pouvoir attaquer les choses vraiment difficiles ! Non je plaisante, la fin de cet abécédaire sera moins abrupte (du moins j'espère).

Écrit par : ariane | 14/04/2016

Les commentaires sont fermés.