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23/02/2018

Full metal jacket

Faites un effort de paix (Lausanne, 2017)

 

"Bonjour je m'appelle Machin et je suis dictateur

Bonjour je m'appelle Truc et je suis chef de milice

Bonjour je m'appelle Zig et je dirige un cartel de drogue

Bonjour je m'appelle Gus et je mène une guerre sainte

Bonjour je m'appelle Machin-Truc-Zigus et j'ai une agence de mercenaires

Bonjour je m'appelle Zigus-Truc-Machin et je vends des armes"

 

Cette réunion des Massacreurs Anonymes n'est hélas pas près de se tenir.

La violence est une drogue dure et c'est pas demain la veille qu'on décroche.

On comprend l'intérêt des trafiquants eux-mêmes. Eux leur drogue au départ c'est l'argent et le pouvoir. Et pour obtenir argent et pouvoir quoi de plus efficace que violence et meurtre ?

OK rien à dire it's a free world.

Seulement l'un dans l'autre vite fait bien fait ils deviennent des dealers junkies, accro à leur propre came.

Les autres, les gens qui peuplent le monde, au départ ils veulent juste vivre.

Mais la plupart se retrouvent vite fait bien fait soumis aux dealers, que ce soit par la terreur ou la nécessité économique. (Plus souvent par les deux).

Et puis, malins, les massacreurs leur ont fait goûter la drogue de la violence, du pouvoir sur celui (celle encore plus) d'en-dessous.

Alors ils perdent le contact avec la réalité, se mettent à planer aux aussi dans les enfers artificiels (et artificiers), auto-suicidaires comme tout junkie digne de ce nom.

En tant que membres de la même espèce menacée, les êtres humains le savent pourtant (au moins dans leurs moments de lucidité entre deux prises) : ils devraient de toute urgence se serrer les coudes au lieu de se casser les couilles* (et tout le reste).

Mais comment faire quand on est pris au piège ? Où trouver la force de prendre son courage à deux mains (lâchant ainsi machette, kalachnikov, bombe ou gaz en tout genre etc.) pour oser ce qui n'a jamais vraiment été tenté depuis l'aube de l'humanité : se mettre enfin à l'effort de paix et surtout y contraindre les massacreurs (anonymes ou pas).

Le genre de question à faire baisser les bras à Sisyphe soi-même.

I decided not to save the world today

(Tel Aviv, 2011)

 

 

* Cf Écriture inclusive

 

 

11:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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