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21/02/2018

That is the question

Question everything

Why ? (Manchester UK, 2005)

 

Il n'y a pas que les sociologues qui dialoguent. Les philosophes aussi (du moins certains) (les in-certains en fait) (qui se questionnent eux-mêmes d'abord).

Car s'il y a une attitude philosophique, c'est bien le questionnement. À propos de tout et rien, à temps et à contretemps. La faute à Socrate et tant d'autres (comme Zadig et Voltaire).

Le questionnement est aussi et surtout l'attitude scientifique par excellence.

Il commence par un étonnement (tiens je me suis encore pris une pomme sur la tête).

Se poursuit par une hypothèse (un coup du malin génie planqué dans le pommier, celui qui ressemble à un serpent ?)

Puis par la vérification ou l'infirmation de l'hypothèse (mais non y a personne) etc.

La question scientifique porte sur le comment, laissant de côté le pourquoi. (Ses apparents pourquoi sont en réalité des comment). Un certain nombre de philosophes, et pas des moindres, ont fait de même.

Et puis il y a les métaphysiciens, tel le second tagueur.

Comment devient-on métaphysicien (et ne) ?

En fait, on ne le devient pas, on le reste. Les enfants le sont spontanément, qui ne cessent de harceler les adultes de pourquoi ci pourquoi ça.

La plupart en grandissant se consacrent plutôt au comment, car ils veulent agir, vivre leur vie. Certains cependant en restent au seul pourquoi, alors ils se font religieux ou philosophes métaphysiciens.

Puis deux options. Les métaphysiciens logiques (ou honnêtes, ce qui est la même chose)* ne peuvent que laisser indéfiniment le pourquoi en suspens.

Les autres s'inventent des réponses

(genre Platon, parangon du métaphysicien entourloupeur)

(la faute à Socrate qui avait qu'à prendre la plume lui-même, c'te feignasse)

(quoique, qu'aurait-il dit exactement, that is the question).

 

Mais le bon côté c'est que ces réponses permettent au moins de relancer le débat. Question the answers. (Brighton, 2009)

Et c'est bien l'essentiel, parce que les philosophes, ce que ça aime par-dessus tout, c'est tchatcher.

 

* Vérité pour l'intellect, vérité pour l'affect : même combat. (C'est pas moi qui le dis, c'est Spinoza). Quel combat ?

Celui de la rationalité géométrique au service du travail de vérification.

09:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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