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27/03/2020

Ding dong

« XVI° din, dint. Onomatopée évoquant un tintement, un coup de sonnette. Voir drelin, dring.

Ding ding dong ! Onomatopée évoquant la sonnerie d'un carillon. »

 

Ce point d'exclamation m'interroge. Pas tant en soi que le fait qu'il soit absent des autres exemples (pourquoi pas drelin ! Hein ?)

Et puis tu as remarqué, lecteur-trice, Robert n'a plus de doute et assume tranquillement de dire évoquant (cf Onomatopées).

 

Drelin drelin fait un peu vintage par rapport à ding dong ou dring dring. On se souvient que c'est le son de la clochette d'enfant de choeur de ce sacripant de Garrigou dans Les trois Messes basses (Alphonse Daudet. Les Lettres de mon moulin).

 

Le carillon de la grande pendule chez mémé Jeanne ne chantait pas, quoi qu'en dise Robert, ding ding dong, mais ding ding dong dong. Ensuite la pendule scandait l'heure, dans un registre nettement plus solennel : doongg doongg.

Je pourrais vous chanter toute la phrase musicale 60 ans après, j'ai passé tant d'heures de sieste à la guetter, incapable que j'étais de m'endormir malgré la berceuse hypnotique du balancier.

Mais ne croyez pas que ce soit un mauvais souvenir. Me sentir plongée au cœur-même du temps, dans ce battement continu, nourrissait en la petite fille que j'étais tout à la fois une paix sereine et l'exultation de vivre.

 

Ce battement du temps, ce rythme existentiel, certains génies musicaux ont su le donner à entendre. Exemples au hasard Bach, Mozart. Ce qui me ramène à notre onomatopée.

Dans le duo du début des Noces de Figaro Figaro chante à Suzanne :

« Se a caso madama/La notte ti chiama/Din din (...)

Vien poi l'occasione/Che vuolmi il padrone/Don don … »

 

Si vous êtes branchés linguistique comparée (ce dont je ne doute pas), sachez que dans le livret en quatre langues qui accompagne mon disque, si la v.o. italienne de Da Ponte fait dindin dondon, le français et l'anglais optent d'un commun accord pour dingding dongdong, tandis que l'allemand se singularise avec bimbim bambam.

 

Et ça, malgré mon incontestable maîtrise de la langue de Bach (cf Brrr), je n'aurais pas su le deviner.

 

08:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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