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05/03/2014

Job

« n. m. répandu fin XIX° et surtout vers 1950. Anglicisme familier.

Travail rémunéré, qu'on ne considère généralement pas comme un véritable métier : étudiant qui cherche un job. »

Et qui trouvera plutôt (si je peux me permettre d'interrompre cette magistrale définition) un stage non rémunéré, malgré son niveau de qualification. Certes il est probable que Robert fasse ici allusion à un truc style « job d'été », mais même l'été on a besoin de fric pour vivre je sais pas s'il est au courant. En fait je me demande si ce ne sont pas les employeurs par hasard qui souvent pensent que l'étudiant qui cherche à bosser n'a pas à prétendre à « un véritable métier », quelle que soit la saison. Passe ton bac d'abord ! - C'est fait. Ah ? Alors ton DESS. - C'est fait aussi. Ah ? Euh … Va voir du côté de Pôle Emploi, j'ai vu une annonce pour un CDD de trois jours comme plongeur au restau du coin, avec ton doctorat en océanographie tu as tes chances.

« Tout travail, emploi rémunéré : il a un bon job. Changer de job. »

Entre nous moi si j'ai un conseil à lui donner au mec, s'il a un bon job qu'il le garde plutôt. Il est clair que Robert Petit, il a pas trop galéré à Pôle Emploi ...

 

« Rem. Ce mot est féminin au Canada : une job intéressante. »

N'y aurait-il pas dans cette remarque d'apparence linguistique un message subliminal ? Ici c'est mort les cocos, le courbe de la chômage étant rebelle à tout inversion, malgré de sérieux injonctions gouvernementaux et de splendides promesses patronaux, allez plutôt tenter votre chance dans la Belle Province, Tabernacle !

Tabernacle implique d'informer les curieux de l'histoire des mots que, comme souvent, par exemple dans la cas de poubelle ou vespasienne, c'est un nom propre qui est à l'origine du vocable. D'après les spécialistes, aurait vécu dans les temps bibliques et au Moyen Orient un dénommé Job qui, ayant perdu le sien perdit aussi femme et enfants, et se clochardisa sur un tas de fumier. Ce n'est qu'après de nombreux envois de CV auprès des plus hautes autorités que sa situation finit par s'améliorer, style tout est bien qui finit bien : Job, après cela, vit cent quarante ans. Il voit ses fils, les fils de ses fils, quatre générations. Et Job meurt vieux, rassasié de jours. (Jb 42,17)

Bref, ça prendra le temps que ça prendra mais on y arrivera, hommes de peu de foi !

Je dois cependant à la vérité de signaler que dans mon Robert, le mot « job » vient après « joaillier » et avant « jobard », ce qui vous en conviendrez ne rend pas optimiste sur l'évolution de la courbe du chômage.

Au fait, il y a dans Robert un deuxième « job » signalé comme loc.fam.vieilli (mais non, pas loqueteux famélique vieilli, faut pas avoir l'esprit mal tourné comme ça). « Monter le job à quelqu'un, lui monter la tête, l'abuser. »

 

Aucun rapport.

 

 

12:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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