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27/05/2014

Car j'en suis là ...

Car j'en suis là que, sauf la santé et la vie, il n'est chose pourquoi je veuille ronger mes ongles, et que je veuille acheter au prix du tourment d'esprit et de la contrainte,

« à si grand prix, je ne voudrais pas de tout l'or que roulent vers la mer les sables du Tage ombragé » (Juvénal)

extrêmement oisif, extrêmement libre, et par nature et par art. Je prêterais aussi volontiers mon sang que mon souci ».

Montaigne, Essais II,17De la présomption

 

1° Encore Montaigne ! Ben oui j'y peux rien, il n'y a que lui qui me retienne. Ce n'est pas faute, pourtant, d'avoir cherché autre chose à dire, ni parcouru mes divers écrits pour en extraire un poème, une nouvelle que je vous aurais passée en épisode, un commentaire d'autre chose etc.

Mais a) sur les choses qui valent la peine qu'on en parle, style les horreurs mondiales en matière de guerres à la con, de scandales écologiques & sanitaires, d'injustices en tous genres (et surtout celles qui portent sur le genre féminin), de lamentable incapacité et/ou cynisme des politiques (qui il faut bien le dire donnent le meilleur d'eux-mêmes en ce moment), je préfère ne rien dire, car je n'ai rien de vraiment intelligent à dire, et en plus vu que je ne suis pas capable d'agir pour que ça change, autant fermer ma grande gueule.

b) mes écrits déjà écrits ne sont pour la plupart pas adaptés au format blog, trop longs, trop construits, bref trop écrits.

 

2° N'en déplaise à Juvénal comme à Montaigne, moi j'avoue qu'on me filerait tout l'or en question, j'accepterais les quelques soucis qui vont avec, parce qu'entre nous si le fric cause des soucis, c'est rien à côté de ceux qu'il enlève. Et peut être d'ailleurs que j'en profiterais pour m'acheter une belle baraque au bord du Tage où aller passer l'hiver. Vous seriez invités.

 

3° Quant à prêter mon sang, pourquoi pas, mais pas à n'importe qui.

 

4° Pour les ongles, je fais beaucoup d'efforts.

 

5° Pour tout le reste, OK « j'en suis là ».

 

 

6° Oisif ne veut pas dire, est-il utile de le préciser, paresseux ou inoccupé. Montaigne était parfois capable de paresser, mais moi pas hélas, une des nombreuses raisons pour lesquelles je me sens toute petite devant lui. Etre oisif, dans l'otium, veut dire s'occuper des choses qui valent vraiment la peine : savourer la joie d'être vivant et en relation avec le monde (choses et gens), penser, jouer, rire, admirer ce qui est beau (œuvres d'art, paysages, gens qui sont quelqu'un de bien), écrire. Du moins essayer.

08:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Un petit mot pour répondre au commentaire de la note "autopromotion Montaigne". Je n'y suis pas arrivée in situ, je suppose que c'est parce que les commentaires de ladite note étaient "fermés" : les blogs c'est vraiment compliqué pour moi. Bref j'en profite pour dire aux lecteurs qui voudraient commenter une note déjà "fermée" qu'ils ne se gênent pas pour commenter à l'endroit d'une autre note, comme je fais ici même.
Je répondrai donc à mon lecteur découragé que quand même une heure c'est un peu court ! Mais peut être avez-vous fini le livre durant le trajet retour du train ? Merci en tous cas d'avoir réagi.

Écrit par : ariane/noëlle | 11/06/2014

Les commentaires sont fermés.