Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/06/2015

"La plus belle expression de l'infériorité"

« Comme substitut à l'envie de pénis, identification avec le clitoris, la plus belle expression de l'infériorité, source de toutes les inhibitions. »

(Résultats Idées Problèmes 12-7 1938)

 

« Expression de l'infériorité » : chiche ! Une inférieure s'exprime ici même, Monsieur Freud. Une inhibée de source sûre. Et vous savez ce qu'elle vous dit ? Non pas d'inquiétude, lecteur, tout ceci va rester très courtois, je sais me tenir, le surmoi n'est pas fait pour les chiens. Bien que le nôtre soit plus faiblard paraît-il les filles. La preuve : meurtres, tortures, viols et violences en tous genres sont massivement le fait des femmes c'est bien connu.

 

Mais revenons à infériorité. Qu'est-ce à dire ? Qu'est-ce qui est inférieur au juste dans cette histoire ?

1 Le clitoris soi-même ? Un machin qui serait un pénis de pauvre pour sexe faible ? Atrophié, stoppé dans son développement, inhibé en un sens donc inhibant CQFD ? Tu déconnes, là, Sigmund ?

 

2 La femme ? Qui serait inférieure le plus « naturellement » du monde, pauvre petite chose, car porteuse d'un clitoris non moins petite chose ? Une infériorité ontologico-biologique : élémentaire, Dr Freud ?

 

3 L'identification au clitoris ? Qui serait l'expression d'une infériorité quasi éthique. Ces bonnes femmes c'est tricheuses et compagnie. Elles investissent dans le clitoris comme substitut à l'envie de pénis. Comme se rabattre sur la contrefaçon parce qu'elles n'ont pas les moyens de se payer de la marque. Parce qu'elles ne « le » valent pas : le phallus, what else ?

 

Bref le plus clair résultat d'idées de ce genre c'est de poser des problèmes inutiles. Mon cher Sigmund on dirait que vous prenez un malin plaisir à chercher les embrouilles. A moins que ce ne soit de l'humour ? Un private joke dans ces notes entre vous et vous ? Un petit moment d'autocaricature, style « je me les sers moi-même avec assez de verve » ?

 

Quoi qu'il en soit, à une énormité d'aussi belle taille, façon c'est un roc un pic un cap et ce qui s'ensuit, comment réagir autrement que par un éclat de rire ?

 

Eh oui c'est comme ça, Papa Sigmund, une femme est ou bien hystérique ou bien fofolle. Ou les deux.

 

 

08:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.