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13/01/2018

Ecriture inclusive

Serrons-nous les coudes au lieu de se casser les couilles (Niort, 2007)

 

J'aimerais que le capital tombe avant mes seins (Paris 20°, 2016)

 

J'admets sans démonstration que la première phrase est d'un tagueur, et la seconde d'une tagueureuse (néanmoins assez désabusée).

Ces scripteurs formeraient un couple bien assorti, unis qu'ils sont dans le militantisme anti-capitaliste et la réprobation de la loi de la jungle.

En outre, ils savent combiner la réflexion politique abstraite et la prise en compte du corps.

Genre Sartre Beauvoir, quoi.

Nul doute que la grande Simone eût reconnu volontiers pour sa fille cette Mademoiselle de Paris-Vingt.

Bon OK on m'alléguera qu'en revanche JP n'aurait pas commis le zeugma syntaxique affiché ici par Monsieur de Niort.

Vous savez quoi ? Il aurait eu bien tort.

Ce parallèle entre le nous inclusif et l'impersonnel n'est-il pas parlant ?

Et doublement parlant. 

Non content d'exhorter à la solidarité l'ensemble des êtres humains, il fait entendre l'absurdité de la confusion entre violence et virilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

11/01/2018

Sous la dictée la marge (2)

Sovons les fotes (Niort, 2006).

 

Autant m'agace l'injonction précédente, autant me touche cette supplique.

J'y lis le cri du cœur d'un collégien en souffrance

(mais va savoir) (aussi bien c'est un linguiste aussi)

(mais si c'en est un, il est plus conséquent que le précédent) (qui aurait écrit sauvons les fotes ou sovons les fautes).

Appel au secours ou pas, ce tag s'inscrit en faux contre l'utilisation ravageuse du mot faute.

On ne dénoncera jamais assez les dégâts causés en pédagogie par ce terme moral aux connotations culpabilisantes.

Dans l'apprentissage il n'y a pas de fautes (sauf poignarder son prof ou harceler son petit camarade et vice versa on est d'accord), il n'y a que des erreurs.

Que leur analyse rendra utiles au progrès visé.

Comment apprendre, sinon par essais et erreurs successifs ?

 

Bref révolutionnons l'ortografe ou pas, elle vivra sa vie de toutes façons.

Mais pour qu'il fasse de même, il faut gracier l'élève présumé fautif : errare humanum est.

Tiens ça me fait penser : tant qu'on y est soyons fous et Ressuscitons les langues mortes !

Fou mais fun, non ?

Ouais ! Faisons-leur du bouche à oreilles !

Et du bouche à bouche !

Ouais ! « Souffrez que pour l'amour du grec je vous embrasse » !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

10/01/2018

Sous la dictée la marge (1)

Révolutionnons l'ortografe

(Lyon fac de lettres, juin 1968)

 

La plume écrivant révolutionnons avec 2N et accord correct, réservant son effort de sabotage militant au mot honni, trahit à mon sens son appartenance à la classe supérieure.

Révolutionner l'orthographe : souci de linguiste plus que de scripteur lambda (sigma en fait). Non ?

Le vrai défi n'est-il pas de réduire la possibilité d'injustice sociale pouvant passer par la pratique de la langue. Non ?

Les règles et usages de la langue visent le même objectif que les règles d'un jeu. Créer un contrat de fair-play entre joueurs.

Elles constituent la base commune sur laquelle fonder la communication, dans le contexte d'une époque. L'évolution du contexte demande l'ajustement périodique des règles, en respectant le critère de fidélité à ce contrat.

Bref tout cela évolue selon un pragmatisme raisonné que j'avoue préférer au romantisme idéologique et abstrait dont je soupçonne l'auteur du tag

(mais peut être va savoir lui fais-je un procès d'intention)

(et en plus depuis aussi bien il est mort)

(ou pire devenu recteur, voire ministre de l'éducnat).

 

 

 

 

 

 

 

 

10:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)