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26/01/2018

I 'm a poor lonesome ...

Si vous me cherchez je suis à l'Ouest

(Paris 13°, 2015)

 

C'est pas signé bien sûr, mais je soupçonne fortement Tournesol.

Quoi qu'il en soit, s'agit-il du point cardinal réel, ou d'une métaphore ?

 

Si c'est le cardinal, la tagueureuse entend-elle* :

Gagner l'Ouest parisien ?

S'établir à Brest (ville du tonnerre j'en conviens) ?

Ou encore là-bas sur l'autre rive de l'Atlantique aller dire deux mots à une certaine statue censée éclairer le monde (genre vas-y ma vieille, tu prends la pose c'est bien, mais te bouger ce serait mieux)

Ce tagueur est-il* originaire de ce qu'on appelle étrangement parfois les ex-pays de l'Est (ils n'ont pas bougé de l'Est pourtant, si ?)

(la géographie est objective, avec elle pas plus d'ex-Est que de futur-Ouest) (quoique objective : à partir de chaque point de vue bien sûr) (ça me rappelle la Mafalda du génial Quino découvrant qu'elle vit la tête en bas)

(mais bon parler de pays de l'ex-bloc-de-l'Est, là on peut, c'est l'objectivité historique).

Question au passage : si on le cherche il est à l'Ouest OK, mais que va-t-elle y chercher à l'Ouest ?* Ou y perdre ?

 

Bref pour ma part je penche pour l'interprétation métaphorique.

Par propension naturelle et incoercible à privilégier le métaphorique au réel (grave handicap dans la vie je sais).

Et puis concrètement j'ai pas trop le sens de l'orientation.

En plus, vu qu'un rien me déboussole, je perds souvent le Nord (cela dit ça m'est égal je suis mieux au Sud).

Mais bon, chacun son chemin et errare humanum est, comme on dit partout où l'on est dans le bon sens. Alors

Tant pis si je vais nulle pars

(Montpellier, 2015)

 

Dieu me dysorthographie, encore une fote fort parlante :

« Est-ce qu'il suffit d'un autre part pour trouver son quelque part ? 

Va savoir … Je pars, c'est tout. »

 

*accord en alternance cf Questions théorhétoriques (pour ceux qui ne suivent pas) (et celles)

 

 

09:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

24/01/2018

ça coule de source

J'aurais pas dû sécher mes cours de vie

(Paris 18°, 2009)

 

Exister n'est pas une choses facile

(Marseille, 2010)

 

Carpe that fucking diem

(Lausanne, 2013)

 

Y a des jours, hein ? …

Voilà des tagueurs z'et gueureuses qu'ont pas trop le moral.

Ce qui ne les empêche pas de poétiser brillamment. Sécher ses cours de vie j'adore, j'aurais voulu le trouver.

Ah certes la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Affronter la turbulence d'un tel cours nécessiterait un cursus d'apprentissage de haut niveau.

Mais non. D'emblée vous êtes embarqués, et y a plus qu'à galérer avec les moyens du bord.

Par moments on frise la noyade, à d'autres on se retrouve à sec, on racle le fond au risque du trou dans la coque style Titanic contre iceberg. À d'autres encore, on s'enlise dans les basses-eaux du marasme.

Bref oui, exister n'est pas une choses facile.

Lapsus ou pas, voilà une (un?) S qui en dit long sur les sinuosités du fleuve.

La vie n'est pas une chose facile pour la raison que ce n'est pas une chose simple, unique, mais tant de choses à la fois. Et du coup on y est sans cesse ballotté entre de nombreux courants contradictoires.

(Un peu comme au PS en fait) (oui c'est facile pardon) (d'autant qu'ils sont loin d'être les seuls) (mais les autres ça m'atteint pas) (au contraire ça me fait bien marrer).

Bref on s'emploie alors à réguler le cours du fleuve, à l'aide des travaux déjà réalisés en amont, de l'art des vivants précédents.

Tous ceux qui ont cherché à aménager barrages et dérivations pour les moments de débordement, un système d'irrigation pour les périodes de sécheresse.

Ce fleuve, on apprend à en voir les beautés, les douceurs : les scintillements diamantés de l'eau dans le soleil, au fond sous la vase les galets longuement polis, les berges souriantes du printemps, l'arche d'un pont savamment bâti, et en-dessous une théorie de canetons duveteux dans le sillage de leur mère ...

Euh bref enfin tout ça pour dire que oui, on arrive à le cueillir quand même, ce fucking diem. Parce que cette fucking life, elle est comme elle est, mais c'est la nôtre.

 

 

 

 

 

 

09:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2018

En plein dans l'Emile

JJ Rousseau is better

(Boutique Zadig et Voltaire Paris 3°, 2012)

 

« Votre livre préféré?

- Zadig et Voltaire ».

Cette perle de Frédéric Lefebvre, sous-ministre sous Sarkozy, fit beaucoup à l'époque pour sa réputation d'huître.

Mais d'abord va savoir si ce n'était pas de l'humour ?

Il y a bien l'amour vache, pourquoi pas l'humour cancre ?

En tous cas n'attendez pas de moi que je l'accable sous une ironie facile (c'est pas mon genre) car Errare humanum est comme je disais plus haut.

Admettons-le : nous sommes tous capables de sortir une énormité sitôt que nous nous risquons hors de nos domaines de compétence

(voire même en nous y cantonnant)

(peut être davantage à la réflexion, car nous omettons alors de vérifier ce que nous ne doutons pas de savoir).

Et lui après tout n'était ministre ni de l'éducnat, ni de la culture (comme quoi le pire n'est jamais sûr).

On dira Voltaire quand même c'est du lourd.

Que diable, soyons tolérants : avec la pression qu'ils subissent les pauvres, il faut pardonner aux ministres de ne pas avoir en tête toutes leurs fiches d'Alceste à Zadig.

Non, ce fut juste une erreur de casting : dans un ministère de l'ostréiculture, il aurait brillé.

 Mais au fait puisqu'on en parle, il était sous-ministre chargé de quoi ?

J'ai dû faire des recherches (preuve de mes propres lacunes, voyez ce que je vous disais). Eh bien figurez-vous qu'il était secrétaire d'état au commerce.

Du coup, il y a une autre interprétation. Cette phrase serait tout simplement du placement de produit.

Comme quand dans un film Deneuve sort sa clope du paquet en gros plan.

Or s'il y a une chose qui revient à un ministre du commerce digne de ce nom, c'est bien la promotion des marques françaises.

Bref en cette affaire il fit don de sa personne au CAC 40 et se sacrifia au patriotisme économique, assumant de passer pour un con au profit de notre balance commerciale.

Un héros méconnu, en fait.

 

 

 

10:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)