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24/02/2017

Chacun cherche son chat

 

« La nuit tous les chats sont gris. »

 

Mère Michel : Oh là là m'en parlez pas. Le mien, y se met à biberonner dès potron minet. Alors voyez le tableau le soir entre chien et loup : y fait rien qu'à voir des souris vertes et des éléphants roses à tous les coins de gouttière …

 

Père Lustucru : Faites comme moi, prenez plutôt un chien. J'me suis dit : s'il est vrai que la nuit tous les chats sont gris, alors nous pouvons en déduire qu'y a des chances que les chiens y soient sobres le jour. Et pour la nuit, comme y a pas beaucoup de chiens insomniaques alors que les chats le sont tous, voyez …

 

MM : Miaou ! Euh waouh ! Voilà un raisonnement convaincant ! Dites-moi, du coup, vous avez peut être la réponse à une question qui me turlupine ...

 

PL : Vous avez perdu votre chat et vous vous demandez qui c'est qui vous le rendra ?

 

MM : Mais pas du tout ! Pourquoi vous dites ça ? ... Quoique c'est vrai ça, je l'ai pas encore vu ce matin ...

 

PL : Euh … Non je disais ça comme ça. Laissez tomber. Alors c'est quoi votre question ?

 

MM : Si la nuit tous les chats sont gris, de quelle couleur qu'y sont les les flamants roses ? Les rouges-gorges ? Et les caméléons, hein, les caméléons ?

 

PL : Franchement là j'y vois pas plus clair que vous. Par contre, pour votre chat je voulais vous dire,  si vous le cherchez … Ah tiens salut Pierrot !

 

Pierrot : Salut ! Alors quelles nouvelles ?

 

PL : Le petit chat est … Euh. On disait qu'on n'y voyait pas très clair.

 

P : Ah ! C'est comme moi, ma chandelle est morte, et là j'allais chez la voisine voir si elle y est. On se boit un verre, un des jours ?

 

PL : On se fait une bouffe, plutôt. Je vous invite, j'ai un truc au congélo.

 

 

 

09:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

22/02/2017

Plan T

 

« L'habit ne fait pas le moine. »

 

Suivez mon regard.

Un mec capable d'incarner simultanément Harpagon et Tartuffe. Avec la même vérité. Si j'ose dire.

Il n'est certes pas le seul dans son domaine, la politique. (Un joli domaine ma foi avec ses fiefs, ses chasses gardées). Ils y sont quantité d'hommes (et femmes suivez mon regard) à jurer une main sur la robe de bure et l'autre dans le pot de confiture que le sens du bien commun est leur double discours.

Euh pardon je voulais dire leur seconde nature, leur seconde peau : ils le portent jour et nuit comme un cilice sous leur coule de moines.

Mais soyons justes. Des HT il y en a aussi de moins haut vol. Dans la France d'en bas, d'au milieu. Qui font aussi dans l'optimisation fiscale, le travail au noir, le passe-droit tordu.

Des HT gagne-petit pas trop regardant sur les gros, et ainsi à même de constituer leur socle électoral (comme disent les sondeurs). Mais Dieu me déboulonne, qu'est-ce qu'un socle ? Un machin qui supporte le poids d'un truc qui se hausse grâce à lui.

Car en vérité je vous le dis, frères et sœurs d'élection, la servitude volontaire, avant d'être une faute éthique, est juste une connerie, l'oubli de son conatus, le mépris stupide de ses intérêts.

C'est pourquoi, faisant l'impasse sur l'éthique dont tout le monde se fout, je ne parlerai qu'intérêt.

Prenons (oups ! façon de parler hein) les deux malhonnêtes sus-allusionnés.

Vous réalisez combien leurs programmes nous appauvriraient ? Avec l'un on se serrerait tout de suite la ceinture, avec l'autre guère après, le temps d'être mis sous tutelle du FMI et d'une quelconque troïka, après explosion des taux d'intérêts suite à la sortie de l'Europe et/ou de l'euro.

L'intention (confessée ou non) de voter pour eux indiquerait-elle, Dieu me nargue, une explosion des vocations d'ascètes ? Y a tant de gens prêts à serrer encore de plusieurs crans leur ceinture râpée sur leur bure élimée ?

 

Et de l'autre côté ? Ma foi, ça tartuffe gentiment aussi.

Y a un vaticineur qui prêche l'Insoumission (sauf envers lui-même faut pas déc). Y a des frondeurs : vous vous souvenez, ces gens qui n'ont pas eu le courage de faire tomber un gouvernement qu'ils trouvaient pourtant si abominable.

(Ben oui quoi : z'allaient pas risquer de perdre leurs sièges. Frondeurs oui, mais en gardant leurs cailloux de petits poucets).

Bref des gens auto-labellisés Pure Gauche Vierge, et qui nous abandonnent à la tonte annoncée. Des gens soucieux de la France d'en bas, et qui n'ont aucun état d'âme à nous planter, chacun comptant sur nous comme socle électoral pour son leadership à gauche.

La gauche, ça ? Alors moi je suis le Pape.

 

 

09:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2017

Jusqu'ici tout va bien

 

« Le mieux est l'ennemi du bien. »

 

C'est possible. Mais est-il le pire ?

En fait d'ennemis, le bien n'en compte-t-il pas de bien pires que le mieux ?

Exemple : ami du bien, l'à peu près ?

La résignation ? La paresse ? La politique de l'autruche ?

Oui cette phrase m'a tout l'air d'un alibi.

 

Mais je ne veux pas être injuste. Elle peut être une alerte provoquant une prise de conscience et une méfiance justifiée des excès.

Elle peut être un mot de passe pour accéder au site de la BAH (Brigade Anti Hybris, que l'on confond souvent à tort avec la BOF – Ben On s'en Fout).

Le mieux est l'ennemi du bien s'apparente ainsi à une sorte de principe de précaution. Il est prudent de ne pas vouloir aller trop loin dans la voie du bien sans garde-fous.

Car s'il est une chose dont l'humanité ignore les effets à long terme, c'est le bien. L'expérience n'a jamais été tentée. A ma connaissance du moins.

 

Maintenant, si l'on admet que le mieux est l'ennemi du bien, doit-on en déduire que le pire est l'ami du mal ?

Faut voir que le pire n'est jamais sûr. Il y a donc dans le domaine du pire une faille potentielle dans nos certitudes, dont on peut trouver l'image dans, je sais pas moi, la fissure d'un réacteur nucléaire. Par exemple.

Mais alors (restons dans le domaine de la rationalité logique puisque nous y sommes avec l'exemple du nucléaire), dans la mesure où il n'est pas sûr, le pire ne peut-il réduire le mal, et par conséquent se rapprocher du bien ? Non ? Juste un petit peu ?

 

Décidément tout ceci mériterait une discussion serrée débouchant sur un large débat.

Avec le risque de nous entraîner dans des spéculations hasardeuses.

Décidément j'ai du mal à trancher.

Tout bien pesé va savoir si le principe de précaution ne consisterait pas à s'abstenir de réfléchir.

 

Parce que vous savez ce qu'on dit : le mieux est l'ennemi du bien.

 

 

 

 

09:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)