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21/01/2018

En plein dans l'Emile

JJ Rousseau is better

(Boutique Zadig et Voltaire Paris 3°, 2012)

 

« Votre livre préféré?

- Zadig et Voltaire ».

Cette perle de Frédéric Lefebvre, sous-ministre sous Sarkozy, fit beaucoup à l'époque pour sa réputation d'huître.

Mais d'abord va savoir si ce n'était pas de l'humour ?

Il y a bien l'amour vache, pourquoi pas l'humour cancre ?

En tous cas n'attendez pas de moi que je l'accable sous une ironie facile (c'est pas mon genre) car Errare humanum est comme je disais plus haut.

Admettons-le : nous sommes tous capables de sortir une énormité sitôt que nous nous risquons hors de nos domaines de compétence

(voire même en nous y cantonnant)

(peut être davantage à la réflexion, car nous omettons alors de vérifier ce que nous ne doutons pas de savoir).

Et lui après tout n'était ministre ni de l'éducnat, ni de la culture (comme quoi le pire n'est jamais sûr).

On dira Voltaire quand même c'est du lourd.

Que diable, soyons tolérants : avec la pression qu'ils subissent les pauvres, il faut pardonner aux ministres de ne pas avoir en tête toutes leurs fiches d'Alceste à Zadig.

Non, ce fut juste une erreur de casting : dans un ministère de l'ostréiculture, il aurait brillé.

 Mais au fait puisqu'on en parle, il était sous-ministre chargé de quoi ?

J'ai dû faire des recherches (preuve de mes propres lacunes, voyez ce que je vous disais). Eh bien figurez-vous qu'il était secrétaire d'état au commerce.

Du coup, il y a une autre interprétation. Cette phrase serait tout simplement du placement de produit.

Comme quand dans un film Deneuve sort sa clope du paquet en gros plan.

Or s'il y a une chose qui revient à un ministre du commerce digne de ce nom, c'est bien la promotion des marques françaises.

Bref en cette affaire il fit don de sa personne au CAC 40 et se sacrifia au patriotisme économique, assumant de passer pour un con au profit de notre balance commerciale.

Un héros méconnu, en fait.

 

 

 

10:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

18/01/2018

ça fait mouche

Perdu mouche aux yeux rouges

(Rennes, 2010)

 

Un coup de l'araignée au plafond ?

 

Voici en tous cas une tagueureuse (tagueur) inspirée, qui, en cette jolie variation sur les avis de disparition apposés à tous les coins de rue, libère la poésie du quotidien, et fait accommoder le regard sur le petit, l'infime, l'insignifiant.

 

C'est comme si le mur lui-même prenait la parole, laissant suinter sa plainte à petite voix lézardée d'émotion.

Oh la caresse si légère de tes pattes de mouche sur mon crépi brut

oh le doux zinzin de tes ailes à mes oreilles

oh tes yeux rouges dans le soleil couchant

 

Bon peut être ça marcherait pas à tous les coups : c'est vrai que dans le genre

 

Perdu scolopendre aux pattes tendres

perdu pou mou du genou

perdu acarien qui m'était pas rien,

 

ça rendrait pas tout à fait pareil.

09:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

16/01/2018

Questions théorhétoriques

Dieu existe-t-elle ? (Paris 6°, 2016)

 

Voilà un tag qui adopte une conception monothéiste anthropomorphique bien trop restrictive.

Car on pourrait aussi bien demander si dieu est (ou pas) crocodile, putois, araignée, colombe ? (pomme pêche poire abricot, carotte bâton petit pois, soleil lune étoiles, chutes du Niagara Kilimandjaro) (etc.)

Ou encore atome plutôt qu'homme ?

Bref pour qui tient à se poser ce genre de question, autant aller voir du côté de Spinoza (deus sive natura tout ça)

(mais je me demande si je vous l'ai pas déjà dit) (non ? Ah bon ça me rassure j'avais peur de radoter).

Mais soit revenons à l'anthropomorphisme. Qui implique la question du sexe. Quid du supposé sexe d'un supposé divin ?

D'un divin sexe si vous préférez (quoique non, évitons, ça fait trop genre le divin marquis) (ou rites priapiques) (bref du potentiellement glauque). En fait si nous pouvons affirmer une chose, c'est que le sexe de Dieu est un truc difficile à trancher.

Quoique. Depuis les siècles des siècles l'iconographie chrétienne s'est fait sa religion sur la question. Déjà Dieu existe puisqu'on le peint, le sculpte. Mais voilà : pas la peint (la sculpte).

Il est toujours masculin, et généralement ses anges aussi. Voyez ce que je veux dire ? Le vieux barbu entouré d'essaims de gamins impubères ...

« Ah M'en parlez pas, Je peux plus Me voir en peinture ! Ainsi Je vous le dis : par Moi-Même (béni sois-Je), louée soit cette tagueureuse mystico-féministe pour sa profession de doute paritaire. Salut et fratersororité ! »

Au fait à propos puisqu'on en parle : et si, à la place des complications de l'écriture inclusive, on adoptait bêtement un système alternatif ?

Comme dans les villes polluées roulent en alternance plaques paires ou impaires.

Prenons en exemple le groupe mixte (quoique non paritaire) qui couve le dico afin de pondre régulièrement de nouveaux mots en jetant les vieux (mais non pas eux).

Une semaine on dirait dudit groupe les académiciens sont tombés d'accord pour réduire le sexisme linguistique.

Et la semaine suivante les immortelles se sont élevées contre le sexisme linguistique.

Quoique. Aussi bien y en a qui choisiraient de se taire une semaine sur deux.

 

 

 

 

 

 

09:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)