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11/02/2018

Encore un effort

Ce sera mieux la prochaine fois

(ex palais de la république de RDA, statue de Marx et Engels, Berlin, 1990)

 

Il y eut des idéalistes à l'Est pour penser que la chute du Mur était l'équivalent de la fin du malheur, de l'oppression, de l'injustice portés par le totalitarisme bolchevique. Hélas ils ont vite découvert l'aptitude du capitalisme à honorer ce même cahier des charges, à mettre en œuvre son propre totalitarisme.

Et ils ont compris tout à coup : le discours qu'on leur avait seriné était tenu par des pourris, mais il n'était peut être pas si faux. C'étaient juste ces gens-là qui étaient des faussaires.

Mais sinon c'était pas tout à fait une mauvaise idée, le communisme. Une idée généreuse, égalitaire. Finie l'exploitation de l'homme par l'homme.

(Pour la femme, on verrait après)

(et de fait on attend toujours, toutes choses égales par ailleurs) (je veux dire tous régimes confondus).

Travailleurs de tous les pays qui lave vos chaussettes ? (Marseille, 2011)

Man power woman précaire (Agence d'intérim Lille, 2004)

 

Mais soit : le communisme, une idée de bon sens, bien rationnelle.

Un projet économique au sens propre. Collectivisation des moyens de production, égale production intelligemment planifiée pour les besoins de la collectivité.

Et puis partage équitable, à partir d'une juste contribution. 

De chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins.

Tout ça quoi.

Finie la concurrence contre-productive, finie la lutte entre victimes.

Tout ça quoi.

Des rapports internationaux sur le mode de la coopération des opprimés, qui ne pourraient que s'entendre, libérés des mensonges nationalistes propagés par les tyrans à leur bénéfice.

Prolétaires de tous les pays unissez-vous.

Tout ça quoi.

 

Ce sera mieux la prochaine fois ?

Si l'on considère les autres dictatures prétendues progressistes et populaires, et puis les totalitarismes archaïques clairement obscurantistes, y a de quoi se féliciter : depuis on a fait pas plus mal.

Enfin je veux dire on a fait au moins autant de mal. Et on continue gaiement. 

 

 

 

 

 

09:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

07/02/2018

Nage libre

Tu cherches du travail demain ?

Non j'ai piscine

(Alès, 2014)

 

Voilà un dialogue que nous situerons en marge d'un colloque sur le travail. Deux éminents sociologues, à l'issue de la session, sont allés prendre un verre (ou plusieurs qui sait).

Quoi qu'il en soit, dans un louable souci de vulgarisation de leur savoir de spécialistes, ils ont décidé d'afficher pour le tout-venant les deux visions qui les ont opposés en un débat dont la vivacité n'a pas empêché la courtoisie.

Le premier est de toute évidence acquis aux thèses qui font du travail la base du lien social et de l'épanouissement humain.

Il insiste cependant sur le fait que, tout bien essentiel qu'il soit, le travail n'est pas donné immédiatement : il s'agit de le chercher, de le mériter, de s'en rendre digne.

(Nous décèlerons par là son adhésion aux théories anglo-saxonnes marquées par le protestantisme).

Dans cette logique, le point d'interrogation appuie la fonction conative du discours. Le tagueur entend inciter son lecteur à faire preuve de dynamisme, de volontarisme, de persévérance.

(Quel meilleur mot que demain en effet pour suggérer l'inscription dans un projet ?)

 

D'après sa réponse, le second chercheur a choisi de tout autres références. Après le libéral, le libertaire. Il plaide clairement pour une société des loisirs, où chacun puisse épanouir sa créativité. Chose rendue possible par le partage du travail.

(Et un travail véritablement utile au corps social) (dirais-je en développant l'implicite de la notion de piscine) (ben oui nage = corps, eau du bain = collectivité).

Peut être même va-t-il plus loin, revendiquant avec Paul Lafargue le droit à la paresse, si l'on en juge par la passivité, voire le manque d'autonomie que suggère j'ai piscine.

(Je vais à la piscine aurait connoté plus d'engagement).

(Pour tout dire je ne l'imagine pas plonger du haut du grand plongeoir).

Cependant nous n'aurons garde d'oublier la fermeté du non opposé à la question de son confrère, dont on a pourtant noté toute la force de conviction, voire de pression.

 

Bref en guise de conclusion à cette trop brève analyse, j'émets l'hypothèse que notre premier sociologue serait assez d'accord avec cette mère admonestant son fils ado :

Profite de la crise pour ranger ta chambre (Paris 13°, 2015)

(Quoi sexiste ? Ce père admonestant sa fille, ça vous va ?)

Et le second avec :

Dopo Marx aprile  (= après Marx avril) 

(Italie, printemps 1977)

 

10:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

04/02/2018

Ma pomme c'est moi

J'emmerde Newton, j'suis pas une pomme (Lyon, 2017)

 

J'suis pas une lumière, j'emmerde Einstein

J'suis pas plongeur, Archimède je l'emmerde

 

J'emmerde Flaubert, madame Bovary c'est pas moi

J'emmerde Proust, j'attends pas Madeleine

J'suis pas une cloche j'emmerde Quasimodo

 

J'emmerde Hugo, signé Boss

J'emmerde Rousseau, signé Zadig et Voltaire

J'emmerde Nietzsche, signé Zara

 

Enfin vous voyez l'idée. Pas besoin de vous faire un dessin.

 

D'ailleurs j'emmerde Michel-Ange, j'suis pas Sixtine qu'on croit

J'suis pas si Joconde non plus, j'emmerde Vinci

(pas le bétonneur) (quoique) (le bétonneur aussi) (surtout en fait)

 

J'emmerde Van Gogh, j'suis pas un tournesol

Et en plus j'ai pas d'oreille

 

Du coup j'emmerde Mozart aussi

 

Ho et puis zut (Nantes, sept 2016)

(Pardon je voulais dire « flûte »)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

09:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)