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11/01/2016

Planant

 

Résolution n°6 : Voler dans un musée.

 

Je ne fais pas ici allusion à la possibilité de me déplacer dans une galerie d'art par la voie des airs, de me prendre pour un bonhomme de Folon, un prototype de Léonard de Vinci, ou un amoureux de Chagall souriant au milieu des lampions (bon ça c'est fait).

J'entends voler au sens indéniablement répréhensible de dérober. Non c'est pas bien vous avez raison. Oui c'est anti-civique au possible, je retiens votre objection. Mais comprenez-moi.

Je n'ai pas su, de l'honnête gain obtenu en quelques jeux boursiers à base de produits dérivés, faire l'investissement adéquat dans des paradis fiscaux au-dessus de tout soupçon.

Résultat je ne dispose pas des liquidités suffisantes pour m'offrir par exemple Les Nymphéas, ni des quelques lingots d'or pur échangeables contre La Nuit étoilée, de façon à les ensevelir l'un et l'autre dans le coffre d'un établissement bancaire respectable et suisse (pardon pour le pléonasme).

Naturellement (et contrairement à tous les établissements de jeux où je me suis parfois amusée à compter les cartes) je ne suis interdite d'entrée dans aucun des édifices abritant tous les chefs d'œuvre qui titillent ma libido esthétique. Quoi de plus simple alors que d'acheter un ticket, de me munir de bonnes chaussures et d'un petit en-cas, et d'arpenter leurs salles ad libitum ?

Oui. Mais non. Vous avez une idée, en milliers de kilomètres, de la distance entre le Guggenheim et l'Ermitage, le Prado et le Louvre, le Rijksmuseum et la Galerie des Offices ? Vous imaginez l'investissement en kérosène et les dégâts irréparables sur mon empreinte carbone ?

Sans compter qu'un besoin de contemplation extatique aussi inattendu qu'irrépressible peut me saisir à une heure où les musées sont fermés, en pleine nuit par exemple.

Que faire alors ? Foncer à la cuisine pour reproduire Le Bœuf écorché avec un patchwork de steaks surgelés ? Tandis que mon homme dort sur ses deux oreilles, opérer sans crier gare un remake d'un autoportrait de Vincent ? Faire des remous dans ma baignoire pour imiter La Vague ?

Alors que si l'une de ces toiles se trouvait chez moi, je pourrais partager peinarde une heure ou deux d'insomnie avec elle. Je vous rassure, je ne garderais pas ces trésors pour moi seule, faut que ça tourne, que ça circule. On ferait une artothèque mondiale gratuite avec tous ces trucs qu'on a vraiment envie de voir. Quoi de plus simple ? ...

... Bon ben c'est dit : voler dans un musée.

 

 

 

 

16:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

08/01/2016

Illumination

 

Résolution n°5 : Dire « lampion » une fois par jour.

 

Baroque ? Stupide ? Bizarre ? Pourquoi faire ce genre de truc ? Selon quelle motivation, dans quel but ? Quis quid ubi cur quomodo quando ? (Auriez-vous ajouté si vous fussiez venu et eussiez vu, à condition naturellement que vous vous nommassiez César Jules).

Le projet de dire lampion une fois par jour est totalement idiot, d'accord. Mais ne me faites pas croire que vous n'agissez que dans la rationalité la plus pesée et la motivation la plus justifiée. Eh bien pour moi c'est pareil voilà.

Et à tout prendre, le choix de laisser libre cours à son irrationalité et de déverser sa stupidité en des actes anodins qui ne font de mal à personne est-il si déraisonnable ? Y en quand même beaucoup qui pourraient en prendre de la graine, non ? Je pense qu'il est inutile que je développe des exemples.

Ceci posé, je veux bien tout de même éclairer votre lanterne plus avant sur les tenants et aboutissants de cette résolution.

Elle se décompose en deux étapes.

1 Décider de leitmotiver un mot.

2 Choisir pour ce faire le mot lampion.

L'étape 1 dénote un goût de la répétition qui peut être interprété comme :

a) un reste infantile. « Maman, tu me racontes l'histoire des porcs-épics ?

Encore, Toto ! Mais c'est une idée fixe ! Tu veux pas l'histoire des mecs dans la caverne, pour changer ? Ou du garçon de café qui se prenait pour un garçon de café ? Ou de Zarathoustra qui ...

Nan ! Veux les porcs-épics, na ! (sur l'air des lampions) Porképic porképic ! »

b) un TOC pour cadrer un TAG rebelle.

« Bon alors lampion lampion lampion. Je le dis 3 fois comme ça je peux oublier pendant 3 jours, euh non 2. Bon je recommence ... »

c) les premiers signes d'une démence sénile, telle la répétition obstinée de tel récit, tel le rappel incongru et constant d'un même fait perdu dans le passé.

« Je t'ai déjà raconté qu'on avait décoré tous les arbres du jardin avec des lampions pour le retour de ton grand père ?

Euh non Mamie, je crois pas, raconte ... »

N.B. Les hypothèses a b et c ne sont évidemment pas incompatibles.

 

Quant à l'étape 2, la question du choix du mot lampion :

Comme je compulsais un livre en papier bible (oui c'était mon Robert)

Je ne me sentis plus les mots trop rigoleurs (ça arrive aux meilleurs)

Alors tout guilleret fêtard insubmersible (et un peu ivre pour tout dire)

Sur la page « lampion » fit briller ses couleurs.

 

Illico je l'adoptai.

 

 

 

 

09:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

05/01/2016

Sens dessus dessous

 

Résolution n°4 : Mordre un chien.

Non mais c'est vrai ça ! Y en marre des relations à sens unique, des évidences à sens inique, marre des grosses bêtes qui font peur aux petites !

Le premier qui se pointe sans laisse je lui montre les crocs, le premier qui me montre les crocs je lui aboie bien fort jusqu'à ce qu'il me laisse.

Et s'il s'accroche je le mords, je le déchire, je le lacère, je le raboudine et j'en fais du mou pour le chat.

 

Variante 1 de la résolution 4 : Piquer une mouche.

Tiens, celle-ci par exemple, qui arrête pas de buzzer en zigzag contre le vasistas. Je vais l'attraper, lui ligoter les pattes et hop un petit coup d'épingle dans le gras de son bide. Pas pour faire mal, juste dissuasion anti zzz.

Sûr qu'après elle ira buzzer ailleurs, et elle a intérêt, parce que la prochaine fois je l'écrase. Aussi sec. Enfin euh … manière de parler, parce que … beurk.

 

Variante 2 de la résolution 4 : Tirer le nez des vers.

Ah parce que les vers ont un nez ? Pour tenir pareil propos il faut qu'elle en ait un, de verre dans le nez !

 

Ah non c'est un court quand même.

Faut-il ce nez le dessiner ?

Faut-il que je le théorème ?

C'est pas si dur à deviner.

 

Ce nez qui tant de fois a sauvé cet empire …

 

Merde j'ai mélangé mes fiches ...

Ne riez pas Comte de Guiche :

Un rien suffit à m'énerver

Vous me cherchez vous me trouvez !

Quoi ? Non je suis pas parano !

 

Mais à coup sûr je suis quelque chose de pire :

Envers et contre tout groupie de Cyrano.

 

 

 

 

 

 

 

09:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)