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09/07/2013

B.attitude (14) Conatus ? - Oui, c'est moi.

 

Parvenus au Col de l'Adéquation, nos héros ont savouré le temps d'une pause la vue sur les sommets voisins. Un coup d'oeil sur la pente proche où ce pauvre Sisyphe s'échine à soulever son rocher les a convaincus qu'ils ont pris la bonne option. Le billard spinoziste, ça demande moins d'efforts que l'haltérophilie camusienne, pour un résultat équivalent. La Joie en prime.

 

Le mécanisme de la connaissance adéquate est donc mise en œuvre raisonnée de l'interaction du corps et de l'esprit. En faisant fonds sur la structure logique de la raison. L'efficience imparable de cette raison est garantie, de la même façon que toute garantie fonctionne chez Spinoza.

Chaque idée d'un corps ou d'une chose singulière quelconque existant en acte enveloppe nécessairement l'essence éternelle et infinie de Dieu.

Je parle de l'existence-même des choses singulières en tant qu'elles sont en Dieu. Car, quoique chacune d'elles soit déterminée par une autre chose singulière à exister de manière précise, il reste que la force par laquelle chacune persévère dans l'exister suit de l'éternelle nécessité de la nature de Dieu. (Part 2 prop 45 et scolie).

 

Ainsi chaque idée est un accès direct à la donnée déterminante du système, son énergie : l'effort pour se maintenirdans l'être, le fameux conatus, est l'attribut le plus substantiel de la substance unique. Il est l'énergie-même qui fait subsister la substance. C'est le même conatus qui affecte l'univers dans son ensemble et dans chacune de ses parties.

Cette énergie globale s'actualise dans le dynamisme propre de chaque manière/chose particulière.

Unaquaeque res, quantum in se est, in suo esse perseverare conatur.

Chaque chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être.(Partie 3, proposition 6)

Cette phrase est la plus essentielle peut être de l'Ethique. J'entends essentielle au sens propre, qui donne son génie particulier à la conception éthique de Spinoza. Comme il y a le bleu de Klein, le cogito de Descartes, l'illumination de Rimbaud, il y a le conatus de Spinoza. C'est pourquoi je vous propose de peser ici les mots.

 

Conatus se traduit par effort, ce qui est inévitable mais peut prêter à contresens. Dans un système où chaque être, du fait même qu'il existe, tend nécessairement vers son accomplissement, est « parfait », il suffit de ne pas endiguer l'énergie qui imprègne tout.

Paradoxe donc d'une notion d'effort qui consiste à suivre sa pente, à se laisser vivre. Il n'y a pas à y aller par quatre chemins, ni même par deux. Pas d'ambiguïté, et l'éthique tient dans un mot : oui.

Le monde et la vie sont à prendre ou à prendre, et c'est le comprendre qui donne accès à la seule liberté réelle, la liberté en acte : telle est la force radicalement affirmative de l'Ethique. Car le je prends est le contraire d'une attitude de résignation, de soumission fataliste. Au contraire seule la saisie résolue du monde libère la puissance et l'action. Faute de quoi on opère sur des simulacres, des abstractions, des fantasmes, pas en réalité, « pour de vrai ». C'est à dire qu'on n'agit pas, en fait. Ce que démontre le déterminisme spinoziste, c'est qu'il y a incompatibilité logique entre la négation et la liberté d'être et d'agir.

Il émane ainsi de l'Ethique comme un parfum, avec ses trois notes. Note de tête, aigüe et lumineuse : l'entendement de la connaissance adéquate. Note de cœur, toute de suavité : joie. Note de fond : adhésion à la substance. (Si c'est pas imager, ça …). Un bouquet parfait, puissant et léger à la fois, que nous allons nommer Oui je suis.

Jingle. « Avec Oui je suis de Spinoza, soyez vous, soyez libre : soyez ! ».

 

Quantum est in se : « dans toute la mesure de son possible », ai-je écrit au début. Je pense, tout bien pesé, qu'il vaut mieux dire simplement « autant qu'il est en elle », autant qu'il y a de l'étant en elle. L'étant le seul bien sûr, celui de notre fameuse définition 6 Part 1(cf B.7). Ce qui est désigné par ces mots est un rapport, notant si l'on peut dire le quantum d'être de chaque individu rapporté à l'ensemble de la substance dont il émerge. Ce rapport mode/substance définit la « manière » d'être de chaque individu.

C'est ici le moment de se souvenir comment Spinoza conçoit l'individu, de façon non pas statique, mais dynamique (cf B.7) Il est une constante si on veut, qui fait sa « personnalité », mais c'est la constante du rapport de sa vitesse et de son mouvement de corps à ceux des autres corps. Les corps se distinguent entre eux sous le rapport du mouvement et du repos, de la vitesse et de la lenteur, et non de la substance. (Lemme 1 de l'axiome 2 Part 2).

Voilà qui remet sur le tapis notre partie de billard autodéterminée et nous permet peut être de mieux comprendre comment elle se joue. Chaque boule trouve son énergie dans le conatus commun à l'ensemble du système, mais en revanche sa trajectoire individuelle se construit dans les interactions successives avec les autres boules, en fonction du rapport de leurs mouvements et vitesses à chacune.

 

Ainsi, chaque boule peut persévérer dans son être, maintenir la constante du rapport qui la définit, dans de nombreuses variations de parcours et d'allure.

Ce qui permet d'éviter un double contresens. Le conatus ne construit pas une identité rigide, mais induit au contraire une adaptation continue aux autres éléments du système. Il ne correspond pas non plus à une « force qui va » dans le style « ça passe ou ça casse », mais il est au contraire la force de connection à l'énergie d'ensemble, et par conséquent participe aussi de son maintien global.

 

A suivre.

18:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

04/07/2013

B.attitude (13) Like a rolling stone

 

Nos héros sont-ils fatigués ? Moi scénariste un peu. Moi scénariste j'ai donc décidé de nous accorder une petite pause. Car moi scénariste je me sens par moments devant l'Ethique comme devant une montagne à gravir. A vrai dire on a fait le plus gros, il ne nous reste plus que la redescente vers la béatitude via le conatus et le bon usage des affects. Vous verrez, ça se fait en touristes, ce qui est de saison.

 

Tout ça pour dire que l'image de la montagne m'amène à un rapprochement. Non sans m'excuser auprès de B.Pautrat ainsi que de vous lecteurs pour la réinscription dans une autre tradition etc. Ou plutôt l'inscription dans une postérité, en rapprochant ici-même l'autre liberté spinoziste de sa formulation dans Le Mythe de Sisyphe. Un grand différentiel dans le temps, mais une sensible connexion logique.

Voilà qui me rappelle une trouvaille de David Lodge. Dans son livre Un tout petit monde, un personnage se lance dans la démonstration de l'influence de T.S.Eliot sur Shakespeare. British humour, mais pas aussi nonsense qu'il y paraît. C'est juste l'histoire de la réception créatrice d'une œuvre par son lecteur. Mais ne nous dispersons pas.

Un petit tour du côté du Mythe de Sisyphe, donc, pour faire dialoguer le temps d'une pause Camus et Spinoza.

 

A vrai dire leur point de départ est quasiment inverse.

La raison (...) donne à l'angoisse moderne les moyens de se calmer dans les décors familiers de l'éternel. L'esprit absurde a moins de chance. Le monde pour lui n'est ni aussi rationnel, ni à ce point irrationnel. Il est déraisonnable et il n'est que cela.

Chez Spinoza pas de question abstraite de la rationalité du monde. Seule compte son existence par-faite de monde qui se pose là dans sa substance.

Pas d'angoisse non plus, car la conscience est chez lui homogène au monde, et non douloureux sentiment de séparation que Camus formule dans une écriture quasi romantique.

Si j'étais arbre parmi les arbres, chat parmi les animaux, cette vie aurait un sens ou plutôt ce problème n'en aurait point car je ferais partie de ce monde. Je serais ce monde auquel je m'oppose maintenant par toute ma conscience et par toute mon exigence de familiarité. Cette raison si dérisoire, c'est elle qui m'oppose à toute la création.

Tiens, cette dernière phrase nous amène à sauts et à gambades (faut croire qu'on en a encore dans les pattes), chez le Montaigne de l'Apologie de Raimond Sebond (Essais II,12 allez-y voir *** vaut le détour). Comme quoi y a des GR philosophiques assez fréquentés.

 

Mais finalement, au bout de son chemin, vous savez quoi, Camus finit par formuler le secret que Spinoza a vu d'emblée.

Depuis le vent du soir jusqu'à cette main sur mon épaule, chaque chose a sa vérité. C'est la conscience qui l'éclaire par l'attention qu'elle lui prête.

A ce moment, l'absurde, à la fois si évident et si difficile à conquérir, rentre dans la vie d'un homme et retrouve sa patrie. (…) Cet enfer du présent, c'est enfin son royaume. Tous les problèmes reprennent leur tranchant. L'évidence abstraite se retire devant le lyrisme des formes et des couleurs. Les conflits spirituels s'incarnent et retrouvent l'abri misérable et magnifique du cœur de l'homme.

Pas à dire le lyrisme ça y va, pas vraiment mode géométrique, mais c'est bien le même choix résolu du royaume immanent.

 

L'homme absurde entrevoit ainsi un univers brûlant et glacé, transparent et limité, où rien n'est possible mais tout est donné (...) Il peut alors choisir de vivre dans un tel univers et d'en tirer ses forces, son refus d'espérer et le témoignage obstiné d'une vie sans consolation (…) l'indifférence à l'avenir et la passion d'épuiser tout ce qui est donné.

Rien n'est possible mais tout est donné, la passion d'épuiser ce donné, voilà qui résonne avec « l'autonomie déterminée » de l'Ethique.

 

Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l'étendue de sa misérable condition : c'est à elle qu'il pense pendant sa descente. La clairvoyance qui devait faire son tourment consomme du même coup sa victoire. (…) Si la descente ainsi se fait certains jours dans la douleur, elle peut se faire aussi dans la joie. Exact : la joie spinoziste de l'adéquation, qui donne accès à la puissance (ce que nous verrons bientôt).

 

On ne découvre pas l'absurde sans être tenté d'écrire quelque manuel du bonheur. 'Eh ! Quoi, par des voies si étroites ?' Mais il n'y a qu'un monde. Le bonheur et l'absurde sont deux fils de la même terre. Ils sont inséparables.(…) 'Je juge que tout est bien', dit Œdipe et cette parole (…) chasse de ce monde un dieu qui y était entré avec l'insatisfaction et le goût des douleurs inutiles. Elle fait du destin une affaire d'homme qui doit être réglée entre les hommes.(…) De même l'homme absurde, quand il contemple son tourment, fait taire toutes les idoles. Dans l'univers soudain rendu à son silence, les mille petites voix émerveillées de la terre s'élèvent. (...)

Je laisse Sisyphe au bas de la montagne ! On retrouve toujours son fardeau. (...) Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni futile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.

 

Entre nous j'enlèverais l'avant dernière phrase, non ?

Mais ne boudons pas notre plaisir : quel style, quel panache ! La création d'un rythme qui fait penser à un engagement d'escrime. Camus pose ses phrases comme des figures d'assaut, les ajuste comme des flèches. C'est un style proprement polémique, mais dans une perspective où le geste, la beauté du geste, compte autant que la domination de l'adversaire. Cette écriture est celle d'un homme qui se bat avant tout contre lui même. En tout cas on voit l'imbibition nietzschéenne.

 

Allez, tant qu'on y est, je vous livre ma petite réserve. En tant que femme sans doute, moi la lutte vers les sommets, bof. Ce qui me remplit le cœur, c'est bien plutôt chacun des grains de cette pierre, les mille petites voix émerveillées, présence aiguë du monde, du donné.

Car même si on est ici dans l'humanisme en général, c'est quand même une perspective, une esthétique de pensée très "masculines". Plein de phrases qui sonnent répliques de western. A mon sens la logique de l'absurde existentiel a au contraire quelque chose de plutôt « féminin ». Persévérante présence à l'entropie du monde, ce geste recommencé de Sisyphe. Cela fait penser à certaines pages du Deuxième sexe : la femme est vouée par l'espèce à l'entretien de la vie, à son maintien. Et pour cela elle est amenée à vivre le désir proprement humain de se projeter, de faire du nouveau (qu'elle partage avec l'homme), dans une tension. Cette tension, dit Simone, parfois la détruit, mais plus souvent devient une immense force. Ce qui me fait voir dans la force du sexe « faible » la force-même de Sisyphe.

 

Quant à Spinoza, même s'il ne dédaigne pas un brin de polémique parfois, ce dont on a trace dans sa correspondance, rien de raide, de tendu en lui. Rigoureux oui, géométrique certes, mais dans une douceur fondamentale, un lâcher prise communicatif.

Là où Camus nous montre Sisyphe aux prises avec son rocher, Spinoza nous invite à dévaler la pente, like a rolling stone.

Quelle pente ? C'est ce que nous découvrirons dans le prochain épisode.

 

A suivre.

10:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

28/06/2013

B.attitude (12) Rencontre du troisième type

 

Résumé. Nos héros ont découvert que les philosophes n'ont pas toujours bon genre. Et pas plus le pékin moyen. Où trouver alors les ressources pour rester compétitifs dans la course à la béatitude ? Une réforme structurelle de l'entendement est-elle vraiment nécessaire ? Faut-il absolument faire rimer bonheur avec rigueur ? Et béatitude avec précisitude ?

 

Reprenons notre scolie prop 40 partie 2.

(Nous formons des notions universelles) de ce que nous avons des notions communes, et des idées adéquates des propriétés des choses (voir le coroll prop38, la prop39 avec son coroll et la prop40 de cette partie) ; et cette manière je l'appellerai raison et connaissance du deuxième genre.

Recopiant cette citation, je garde pour une fois la parenthèse, la référence obsessionnelle au classement des propositions. Cette obsession est-elle sadisme de matheux, démonstration de maîtrise ? Voyons-y le guidage comme par la main de l'ami Spin.

Bref dans les propositions rappelées, l'une me paraît déterminante : l'esprit est d'autant plus apte à percevoir adéquatement plus de choses que son corps a plus de choses en commun avec les autres corps. (Coroll prop39)

L'adéquation consiste à ouvrir les canaux de la perception, à frayer les voies de communication entre la conscience et le monde des choses comme des hommes. L'adéquation est d'abord acte de présence au présent et au réel.

 

Mais le risque est alors d'être débordé par l'afflux des affects venus de l'autre, de l'extérieur : l'esprit n'a ni de lui-même ni de son propre corps ni des corps extérieurs la connaissance adéquate (…) chaque fois qu'il est déterminé du dehors, j'entends par la rencontre fortuite des choses (sc prop 29 part 2).

Pour gérer le flux, il faut (et il suffit de ?) se brancher sur la détermination du dedans, autrement dit le mécanisme proprement rationnel apte à saisir le rapport entre toutes ces choses qui arrivent à la fois, : comprendre leurs convenances, différences et oppugnances. (id)

Cette détermination du dedans est la raison humaine, notre programmation à raisonner. Si elle permet l'adéquation, c'est qu'elle est une « manière » de la programmation qui détermine l'ensemble du système, une actualisation de l'essence rationnelle de deussivenatura soi-même. Substance, individu : même combat, même raison. La connaissance adéquate consiste dans l'application de la détermination interne de la raison (le point de vue humain) à la détermination externe (le point du vue de la nature, de l'ensemble du système).

 

« Application » est le mot le plus adéquat que je trouve. Au double sens d'effort et de correspondance, c'est lui l'acte éthique d'adéquation (belle allitération). Dans le plan physique s'appliquer à recueillir la présence des choses, par l'attention au réel et l'ouverture des sens hors préjugé. Dans le plan mental, s'adonner avec soin à dérouler le fil logique, à mettre les données éparses en ordre de compréhension.

Cette correspondance, là est l'intérêt de la connaissance adéquate, articule la connaissance et la liberté, subvertissant de l'intérieur la loi déterministe, la retournant à l'avantage de l'humanité.

Il est de la nature de la raison de contempler les choses non comme contingentes, mais comme nécessaires. (Prop44 Part2).

 

Idée développée avec un admirable lyrisme à la fin de la Partie 4 (chap32)

La puissance de l'homme est extrêmement limitée, et infiniment surpassée par la puissance des causes extérieures ; et par suite nous n'avons pas le pouvoir absolu d'adapter à notre usage les choses qui sont hors de nous (…) nous sommes une partie de la nature tout entière, dont nous suivons l'ordre.

Si nous comprenons cela clairement et distinctement, cette part de nous qui se définit par l'intelligence, c'est à dire la meilleure part de nous, y trouvera pleine satisfaction, et s'efforcera de persévérer dans cette satisfaction. Car en tant que nous comprenons, nous ne pouvons aspirer à rien qui ne soit nécessaire, ni, absolument parlant, trouver de satisfaction ailleurs que dans le vrai ; et par suite, en tant que nous comprenons correctement ces choses-là, en cela l'effort (conatus) de la meilleure part de nous-mêmes convient avec l'ordre de la nature entière.

La puissance de la raison chez Spinoza ressemble ainsi à une technique d'arts martiaux : l'homme qui comprend utilise à son profit l'énergie brute du système. Telle est la connaissance du deuxième genre.

 

Et puis il y a un bonus, la connaissance du troisième genre. Une espèce de raccourci. Spinoza la nomme science intuitive, qui permet de voir les rapports d'un seul coup d'oeil. Faut le bon point de vue. Pour cela prolonger la prop 44 ci-dessus par son corollaire : Il est de la nature de la raison de percevoir les choses sous un certain aspect d'éternité (sub quadam aeternitatis specie). Rappelons aux étourdis que l'éternité est l'existence-même, c'est à dire la fonction exister hors ses valeurs prises dans la durée (Part 1 déf 8 cf B.6)

La connaissance du troisième genre consisterait donc en un branchement direct sur la fonction qui code deusivenatura, disons « l'algorithme-vie ». Et donc parfaitement accessible en tout point du système, à propos de chacun de ses constituants du seul fait qu'ils existent, sans long parcours d'un fil de raisonnement.

Oui mais concrètement, comment faire pour la rencontre du troisième type ? Aucune idée. Bon, pour dire le fond de ma pensée je subodore qu'il n'y a rien à faire. J'entends faire : rien, vraiment. Ce qui est difficile à pas mal de gens, et à moi particulièrement. Donc pour l'heure contentons-nous d'admettre que l'adéquation est possible dans le deuxième genre, dans la mesure où nous sommes des choses de raison.

Du moins c'est l'hypothèse de Spinoza. A regarder le monde (et moi particulièrement) j'ai une vieille tendance à lui laisser la responsabilité de son optimisme.

A suivre

 

11:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)